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Immobilier : le 1% Logement devant les tribunaux
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Source : Diagnostic Expertise ( 10/11/09 )

Immobilier : le 1% Logement devant les tribunaux
Souvent décrié, le 1% logement n'a pourtant que rarement été dans une situation aussi délicate. Après le battage médiatique suscité par les salaires exorbitants versés à certains de ses dirigeants, c'est au tour du Parquet de Paris de malmener l'organisme, mettant en cause deux de ses filiales.
Oeuvrant depuis plus d'un demi-siècle pour faciliter l'accès à la propriété des salariés d'entreprises privées (en proposant notamment diverses aides et prêts immobiliers), le 1% Logement se retrouve aujourd'hui embourbé dans un marasme médiatico-judiciaire bien mal venu pour un organisme revendiquant un caractère social. Si le scandale des rémunérations mirobolantes de certains de ses cadres (jusqu'à plus de 660.000 euros annuels) a profondément choqué Benoist Apparu (le secrétaire d'Etat au Logement évoquant même la semaine dernière de possibles actions en justice), ce n'est pourtant pas sur ce dossier que le 1% Logement est actuellement mis en cause.
Foncière Logement et Aliance Logement, deux des multiples antennes du 1% Logement, se retrouvent en effet aux prises avec les tribunaux. Révélée par le journal Le Monde, une information judiciaire contre X aurait été engagée à leur encontre le 26 octobre 2009 pour « abus de confiance et recel », « abus de biens sociaux et recel », « faux et usages de faux », « exercice de la profession de commissaire aux comptes malgré incompatibilité » et « prise illégale d'intérêt ».
En 2006, la Cour des comptes pointait déjà du doigt les failles du système de gestion de l'organisme dont les coûts inhérents apparaissaient trop élevés. Cette initiative a entre autre précipité le rapprochement des organes de collecte qui devraient sous peu passer de 109 à 21 (évolution réglementée par la Loi Boutin en début 2009). Les malversations reprochées à Foncière Logement et Aliance Logement dateraient d'avant cette réforme.
S'il a été passablement échaudé par le scandale des salaires, Benoist Apparu se fait aujourd'hui plus prudent. Soucieux de calmer le jeu (ainsi qu'une indignation publique grandissante), le secrétaire d'Etat au Logement déclarait à l'AFP : « Il y a 2, 3, 4 affaires qu'il faut éliminer le plus vite possible. Mais n'exagérons rien, cela ne doit pas polluer la très belle réforme du 1% logement ».
De son côté, Mme Lucie Artis, en charge de la présidence d'Aliance Logement durant 6 ans, estime qu' « Aliance fait l'objet d'un mauvais procès. Je ne vois pas les raisons d'une information judiciaire à part le fait que nous avions un prestataire de services, Didier Lamy, qui soit le même que Foncière Logement ». Commissaire aux comptes, Didier Lamy aurait notamment été mis en cause par la Cour des comptes qui l'accuse d'avoir mené des actions tant coûteuses qu'injustifiées. Ce dernier se défend en dénonçant une enquête à charge de la part de la Cour des comptes.
Source : Diagnostic Expertise ( 10/11/09 )
Alix GUINET
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