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L'activité du prêt immobilier ne décélère pas en France
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Source : Empruntis ( 26/08/05 )
Contre les attentes, le marché du prêt hypothécaire n'a pas connu de retournement de tendance en 2005. Bien au contraire, la détente semble repoussée pour 2006.
Dans son étude trimestrielle effectuée auprès de 86 banques de la zone Euro, la Banque Centrale Européenne annonce que la demande nette de crédits immobiliers a fortement crû au deuxième trimestre 2005. Le ralentissement du marché des prêts immobiliers attendu n'a pas eu lieu. Le phénomène semble même loin de s'inverser, les banques prévoyant une hausse de plus au troisième trimestre.
En revanche, la BCE constate un resserrement des conditions de crédit immobilier, pour la première fois depuis début 2004. Cela « reflète une perception accrue du risque (...), lié notamment à la dégradation des prévisions sur le marché immobilier et à la conjoncture économique », en déduit l'étude.
Les banques françaises ne semblent pas pour autant gagnées par ce regain de vigilance (notamment envers l'apport, l'endettement, la durée de crédit demandée). Ainsi, Laurent Quignon, économiste chez BNP Paribas, cité dans les Echos, « la progression du crédit à l'habitat est plus rapide en France que la moyenne de la zone Euro ». Et le spécialiste de l'immobilier dans la grande banque française de montrer, que les encours de crédit immobilier ont enregistré une hausse de plus de 22% chez BNP Paribas depuis l'an dernier. A la Société Générale, la hausse est de 15,4%. Chez Société Générale, on se justifie : « Conformément à une politique constante, nous ne cherchons pas à casser les prix » affirme M. Oudéa, directeur financier de la Société Générale, dans les Echos. Pour le Crédit Agricole, « les banques ont tiré les bonnes leçons des années 90, les mécanismes de distribution du crédit immobilier ont été améliorés pour mieux appréhender les risques du marché ». « Le marché de l'immobilier se situe incontestablement en partie haute de cycle et nous attendons une stabilisation des prix à moyen terme », poursuit Laurent Quignon de BNP Paribas.
Le crédit immobilier reste avant tout un produit d'appel pour les banques, un outil utile pour conquérir une nouvelle clientèle sur ses comptes courants. Ainsi, la croissance du crédit immobilier en France (et en Europe) reste fortement le corollaire des stratégies commerciales des établissements. Fortement liée à la hausse des prix de l'immobilier et à la baisse des taux, la forte progression de l'activité du crédit immobilier est donc fonction de l'approche qu'en ont les banques françaises. L'atout du crédit immobilier pour une banque : il fidélise une clientèle sur le long terme, et comporte somme toute peu de risques pour le prêteur. Ainsi, les banques n'hésitent plus à rallonger la durée des prêts (au-delà de 20 ans) pour faciliter l'accès à la propriété, notamment aux primo-accédants sans apport initial.
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