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Résidences secondaires

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Source : Empruntis ( 07/06/05 )

Au pays de l'ISF et des RTT, elles constituent la plus belle image de nos particularismes nationaux. Avec elles, la France retrouve son unité nationale et peut revendiquer son exception culturelle. Car aucun autre pays en Europe ne concentre sur son territoire autant de résidences secondaires. 10 % des ménages déclarent en posséder une. C'est un record. En Belgique et en Italie, la proportion tombe à 4 % et en Irlande à 2 %. L'Insee a recensé trois millions d'habitations qui répondent à ce vocable. C'est près d'une maison sur dix ! A l'intérieur de ce parc immobilier, près de 25.000 sont actuellement en vente. Mais souvent, ces maisons n'ont de secondaires que l'adjectif qualificatif. Dans le coeur de leurs propriétaires, elles occupent au contraire la place principale. Tellement d'ailleurs qu'elles peuvent leur donner la tentation de surestimer leur valeur. Du moins au moment de la vente ou de l'organisation d'une donation-partage entre enfants. Car sinon, quand il s'agit de les évaluer dans la déclaration pour l'impôt sur la fortune, l'inclination naturelle est la minoration.
Dans les deux cas, ces exagérations peuvent se révéler des pièges. Il convient donc de chercher à établir le juste prix. D'où le tour de France des études notariales et des agences immobilières auquel se sont livrés « Les Echos week-end ». Le but étant aussi, bien sûr, de donner un ordre de grandeur aux acquéreurs potentiels.


De 20 à 50 % d'augmentation

Après cinq années de hausse vertigineuse dans toute la France, la région de vos rêves est-elle toujours abordable ? Des révisions déchirantes attendent peut-être des lecteurs. D'autant que bon nombre de prix moyens, tels qu'ils sont affichés par les notaires ou les réseaux d'agences, se révèlent en fait tirés à la baisse par des transactions banales et sans grand intérêt pour une villégiature. Tandis que les splendides propriétés auxquelles on pense savent justifier leurs prix exceptionnels par une localisation qui ne l'est pas moins.
Quoi qu'il en soit, les prix ont bien augmenté : de 20 à 50 % depuis quatre ans. Les acquéreurs étrangers n'ont pas été les derniers à favoriser ce mouvement. Du reste, l'étude annuelle de la Safer, publiée la semaine dernière, l'a corroboré : le prix moyen des maisons en zone rurale s'est établi en 2004 à 164.000 euros, en augmentation de 14 % par rapport à 2003. Depuis 1996, la valeur a plus que doublé. Pas mal pour un placement d'abord conçu comme un coup de coeur.

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